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La recherche paramédicale au CHU

Publié le
Lundi 01 Juin 2015 à 15:53

21/05/2015

Communiqué de Presse

 

Le programme hospitalier de recherche infirmière et paramédicale (PHRIP) est piloté par la direction générale de l’offre de soins (DGOS), depuis 2010, pour soutenir le développement de la recherche sur des soins réalisés par des professionnels infirmiers et paramédicaux.

Ce programme impulse le développement d’un potentiel de recherche en France dans le domaine des soins paramédicaux, dont il s’agit de promouvoir l’excellence. Le PHRIP propose chaque année une enveloppe de globale d’environ 4 million d’euros, répartis sur les 15-20 projets retenus.

Au CHU de Poitiers, deux équipes de soins ont déposé leurs lettres d’intention en mars pour le PHRIP 2015. Si leurs pré-projets sont retenus, elles devront déposer leurs projets complets en juin, et obtiendront une réponse définitive en fin d’année. A la clé, une importante subvention pour poursuivre leurs travaux et faire avancer la recherche paramédicale dans l’établissement. « Notre objectif est d’arriver à présenter cinq projets dès l’année prochaine », avance Laurence Sombrun, directeur des soins.

Marie-Claire Brunet, infirmière en neurochirurgie, coordonatrice du projet de recherche Educatens.

Educatens : développer l’éducation thérapeutique lors de la pose d’une Tens
Le projet présenté par l’équipe de consultations de neurochirurgie et du rachis, porté par Marie-Claire Brunet, infirmière, et dirigé par le Pr Philippe Rigoard, porte sur un essai randomisé multicentrique évaluant l’intérêt d’une éducation thérapeutique lors de la pose d’une stimulation transcutanée (Tens) dans la prise en charge de patients souffrant de lombo-radiculalgies La pose d’une Tens est un acte médical pratiqué au CHU après l’échec des traitements médicamenteux sur des patients souffrant de lombo-radiculalgies chroniques, une pathologie fréquente représentant un handicap sévère et un retentissement psychosocial important pour le patient. D’où le rôle clé joué par l’infirmière dans la prise en charge de ces patients : chargée de l’éducation thérapeutique, elle leur apprend à vivre au mieux au quotidien avec leur TENS, et avec leur maladie. « Notre rôle est d’accompagner le patient pour qu’il utilise au mieux ce matériel et maximise son potentiel pour réduire sa douleur. Cela nécessite d’y accorder le temps nécessaire, entre trente minutes et une heure, en fonction de chaque patient, en jouant sur différents supports (papier, numérique, oral) et modes d’apprentissages (auditif, visuel) », explique Marie-Claire Brunet, infirmière pilote du projet.

La pose d’une Tens est un acte médical pratiqué au CHU après l’échec des traitements médicamenteux sur des patients souffrant de lomboradiculalgies chroniques.

Aussi appelée « Educatens », ce projet proposé dans le cadre du PHRIP a pour objectif de démontrer de manière comparative l’efficacité d’une éducation thérapeutique bien menée sur l’effet antalgique de la Tens, trois mois après sa mise en place chez des patients. Il vise également à homogénéiser les pratiques au CHU et dans les neuf centres extérieurs participant à l’étude. Ce projet de recherche paramédicale s’appuie sur le réseau de centres test et sur le soutien méthodologique de l’équipe de recherche du laboratoire N3LAB, qui travaille au CHU sur l’étude clinique « Estimet ». Lancée en 2011 après avoir bénéficié d’un programme national de soutien aux technologies innovantes et coûteuses (STIC), cette étude porte sur l’évaluation médico-économique de la stimulation médullaire multi-colonnes pour le traitement des patients souffrant de lombo-radiculalgies chroniques postopératoires.

« Avant de me lancer dans cette aventure, j’avais déjà mis un premier pied dans la recherche en suivant en consultation les patients pris en charge au CHU dans le cadre de l’étude Estimet, raconte Marie-Claire Brunet. J’ai proposé ce projet de recherche infirmière pour prouver, dans la littérature, l’efficacité de l’éducation thérapeutique dans la prise en charge de ces patients équipés d’une TENS, et ainsi étendre cette pratique au-delà du CHU de Poitiers.

La recherche paramédicale s’organise sur le territoire françaisAfin de promouvoir et de structurer la recherche paramédicale, la commission des coordonnateurs généraux de CHU a mis en place en janvier 2015 une commission nationale des coordonnateurs paramédicaux de la recherche (CNCPR). Cette initiative est soutenue par la Fédération hospitalière de France.Sur le plan régional, le groupement interrégional de recherche clinique et d’innovation (Girci) du Grand Ouest travaille à la réactivation des projets de recherche des paramédicaux. Un coordonnateur paramédical de la recherche pour la CNCPR et le Girci sera prochainement nommé.

 

Des huiles essentielles pour soigner la bouche en soins palliatifs
Le projet présenté par l’unité de soins palliatifs, porté par Catherine Boisseau, cadre de santé, en concertation avec le Dr Laurent Montaz, chef de service des soins palliatifs, porte sur l’étude de l’efficacité des soins de bouche aux huiles essentielles et de l’impact de ces soins sur la qualité de vie des patients en situation palliative présentant une altération de la muqueuse buccale.

Les bains de bouche aromatiques sont composés de trois huiles essentielles antifongiques, anti inflammatoires et cicatrisantes, diluées dans une huile végétale.

L’utilisation des huiles essentielles à des fins thérapeutiques, appelée aromathérapie, est pratiquée dans le service de soins palliatifs depuis 2011. Une initiative déjà récompensée en 2013 par le prix infirmier Any d’Avray, qui soutient des projets utiles et innovants destinés à améliorer la qualité de vie des patients atteints de cancer, et qui a notamment permis de former une partie des soignants du service à l’aromathérapie. Cette thérapeutique complémentaire est aujourd’hui intégrée à la pratique quotidienne de l’unité de soins palliatifs et permet de proposer un soin personnalisé, dans lequel le patient peut devenir acteur de sa prise en charge. La diffusion atmosphérique est utilisée contre les mauvaises odeurs, les troubles du sommeil ou l’anxiété, la voie respiratoire et/ou cutanée pour lutter contre les nausées, la douleur ou les lymphoedèmes, les bains de bouches pour traiter les affections de la muqueuse buccale…

C’est précisément sur les soins de bouche que Catherine Boisseau, titulaire du certificat de conseil en phyto-aromathérapie, et son équipe, ont choisi de se pencher dans le cadre du PHRIP. Ce projet s’inscrit dans le prolongement du référentiel de prévention et de traitement des affections bucco-dentaires élaboré par l’équipe en 2013. « 94% des patients admis à l’unité présentent une altération de leur état buccal, souligne-t-elle. Pour les soignants, le soin de bouche est souvent considéré comme difficile et peu valorisant. Pour les patients, c’est l’un des symptômes les plus douloureux, physiquement et psychologiquement, qui entraîne un sentiment de rejet et une perte de l’estime de soi. D’où l’importance du soin de bouche en soins palliatifs : redonner goût à la vie, c’est soutenir l’élan vital ! »

A l’origine de ces problèmes buccaux, ont trouve principalement les effets des autres traitements, des maladies entraînant une baisse d’immunité, des difficultés à boire ou à manger, un traitement par oxygénothérapie… qui peuvent être largement améliorés par des soins de bouche aromatiques, moins agressifs et coûteux que les traitements classiques. Ces bains sont composés de trois huiles essentielles antifongiques, anti inflammatoires et cicatrisantes, diluées dans une huile végétale. Ils sont proposés après examen de la cavité buccale et dispensés par les équipes soignantes, en accord avec le médecin. Pour prouver l’efficacité de ces soins aromatiques, Catherine Boisseau et son équipe travailleront en collaboration avec le centre d’investigation clinique et le laboratoire de parasitologie et mycologie médicale, chargé de réaliser les aromatogrammes à partir de prélèvements effectués dans la bouche des patients à leur arrivée.

« En déposant notre projet dans le cadre du PHRIP, nous souhaitons contribuer à la recherche en soins en démontrant scientifiquement l’intérêt de notre démarche, qui pourrait être profitable à d’autres. Si notre projet est retenu, nous pourrons dégager du temps infirmier et mobiliser l’équipe sur un travail de recherche scientifique et rigoureux », conclut Catherine Boisseau.

 

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