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PDS : moins de médecins volontaires, moins de secteurs, plus de MMG et plus de régulation

Publié le
Jeudi 06 Février 2014 à 13:21

Le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) rend publique la 11e édition de son enquête annuelle sur la permanence des soins (PDS). Sans surprise, l’étude, réalisée à partir d’un questionnaire aux conseils départementaux, confirme l’érosion du volontariat et la diminution du nombre de secteurs. Tour d’horizon.

• Volontariat en berne

L’érosion notée dans les précédentes enquêtes se poursuit. Le pourcentage de médecins volontaires est supérieur à 60 % dans seulement 65 % des départements (contre 73 % des départements un an plus tôt).

Globalement, le volontariat baisse de 1 à 3 %, calcule l’Ordre, mais cette érosion dépasse les 10 % dans 14 départements.

Seuls 7 départements voient le volontariat progresser dans ces mêmes proportions. Dans 300 secteurs de garde, la PDS n’est assurée que par un à cinq médecins. Cette désaffection s’explique notamment par l’érosion démographique, mais aussi par le fait que« les médecins se sentent moins impliqués dans de grands territoires, déconnectés des relations professionnelles et confraternelles de proximité », analyse le CNOM.

L’institution précise que si l’efficacité de la régulation fait baisser le nombre d’actes effectués, elle fait aussi baisser la rémunération que les effecteurs tirent de cette activité, diminuant ainsi son attractivité.

• 1 764 secteurs de garde, toujours en baisse

L’Hexagone compte aujourd’hui 1 764 secteurs de garde contre 1 910 l’an passé. Leur nombre était de 3 770 début 2003, soit une baisse de 55 %, calcule l’institution. 61 % des secteurs cessent de fonctionner à minuit contre 55 % l’année dernière. « L’arrêt de la garde (durant les plages de nuit profonde) est un processus qui s’étend lentement mais inexorablement sur les territoires », constate le CNOM qui prophétise une amplification de cette tendance en 2014.

• 407 « lieux d’effection fixe de la PDS » (maisons médicales de garde), mais fragiles

Appelés points fixes de garde, ou maisons médicales de garde (MMG), ces lieux d’effection ont vu leur nombre augmenter de 10 % en un an. Parmi ces 407 sites, 42 sont tenus par des associations de type SOS Médecins, ou par des cabinets de généralistes identifiés par le cahier des charges régional, note l’Ordre.

Les médecins assurant leur garde depuis leur cabinet ne sont pas comptabilisés dans ce chiffre. L’Ordre se dit « inquiet de la fragilité du financement de ces sites » dont la « pérennisation est une attente forte ».

L’institution prévient surtout que le fait de les accoler à un établissement hospitalier ne leur permet pas systématiquement d’avoir une activité plus satisfaisante. Ces rapprochements peuvent en effet créer des conflits d’intérêts entre maisons médicales de garde et services d’accueil des urgences.

• Une effection mobile spécifique dans 76 départements

76 départements ont instauré une effection mobile assurée par des généralistes, indépendamment des visites que peuvent être amenés à faire les médecins effecteurs postés. Ces praticiens mobiles couvrent souvent l’ensemble du département, et travaillent essentiellement durant la période de nuit profonde.

• Bon point pour la régulation libérale

En 2013, 2 760 médecins libéraux ont participé à la régulation médicale. Ce chiffre est en hausse de 4 % par rapport à 2012, mais l’Ordre observe une « décélération de la progression » du nombre de médecins régulateurs libéraux. Si la hausse est nette dans des départements comme le Var, l’Isère, la Meurthe-et-Moselle ou leGers, le nombre de régulateurs libéraux baisse dans d’autres, comme la Moselle ou les Pyrénées-Atlantiques.

À noter que pour la nuit profonde (minuit/8 h), seuls les deux tiers des départements disposent encore d’une régulation libérale. L’Ordre invite les ARS à « proposer les incitations adéquates » pour susciter des vocations. Selon une enquête menée en Rhône-Alpes en 2012, 85 % des appels vers la régulation libérale débouchent sur des conseils médicaux ou de simples renseignements, preuve de son efficacité.

• Recul des réquisitions

Après une augmentation des réquisitions en 2012 (26 départements concernés contre 19 en 2011), la situation « se normalise », indique l’Ordre, avec 21 départements ayant procédé en 2013 à des réquisitions.

Paradoxalement, c’est à nouveau dans les zones où les carences du tableau ont été les plus criantes que les préfets n’ont pas ou peu réquisitionné.

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