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L’interne de chirurgie : le co-opérateur du chirurgien.

Publié le
Lundi 29 Septembre 2014 à 13:39
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Chirurgien vasculaire et thoracique depuis 18 ans dans un hôpital général, j’assiste, année après année, à la mutation de mon établissement. Dans ce paysage grandement évolutif, j’observe que la place de l’interne en chirurgie est restée étonnement statique, expliquant l’étiolement de son contenu. Trois évolutions majeures ont déstructuré le rôle de l’interne en chirurgie. 



1. l’expansion du rôle des urgentistes. Depuis le rapport Steg des années 90, les urgences hospitalières ont été révolutionnées, modifiant structurellement, le parcours de soins du patient hospitalisé en urgence. Le corps des urgentistes a été créé « ex nihilo », devenant la spécialité la plus représentée et la plus homogène, s’appropriant intégralement une responsabilité qui incombait aux internes et leur donnait une certaine autonomie. Progressivement, l’interne de garde est passé du statut de médecin référent à celui « d’étudiant/ médecin en formation ». En chirurgie, l’interne en chirurgie est devenu le « bobologue » de l’urgentiste de garde. Le chirurgien/senior s’est progressivement (et un peu lâchement) laissé exclure du fonctionnement des urgences, abandonnant son jeune collègue en formation au prise avec des organisations d’urgences et les urgentistes en place. 

2. Le repos de sécurité : cet acquis social européen est un progrès. Cependant, il est apparu soudainement en 2002 en même temps que les « RTT ». L’organisation du travail médical a été profondément modifiée ainsi que sa rémunération. Jusqu’aux années 2000, les praticiens étaient payés à la fonction, désormais, il seront payés selon un tableau de service surveillé par un contrôle administratif du temps de travail. Le regard du médecin sur son travail a été également modifié. Pour nos jeunes collègues, il est devenu naturel que le lendemain de garde soit un jour chômé. 

3. le culte de l’efficience : avec la T2A et les restrictions budgétaires, le culte de l’efficience est entré à l’hôpital. Je n’argumenterai pas sur toutes les hypocrisies qu’il masque, car là n’est pas mon propos. Cependant, nos pratiques changent et vite ; en particulier l’efficience des salles d’opérations. Faire opérer nos jeunes collègues allonge les temps opératoires. Ou plutôt, ne plus faire opérer nos jeunes collègues permet de gagner facilement en efficience. Le dilemme devient terrible. 

 

 

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