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Les enjeux des rapports de séduction entre chirurgiens et infirmières au bloc opératoire

Publié le
Vendredi 14 Février 2014 à 09:46
Nicolas Le Verge
[1] Ibode, CHU de Brest (29). 
 
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Thème d’un travail d’intérêt professionnel, l’enquête en sciences humaines abordée dans cet article, vise à comprendre les rapports de séduction dans les blocs opératoires entre les chirurgiens et les infirmières qui les assistent. Comment le charme parvient-il parfois à opérer entre ces deux catégories socioprofessionnelles ? En effet, les équipes chirurgicales naviguent souvent au gré des humeurs des chirurgiens et peinent parfois à trouver un équilibre dans les rapports sociaux. Bien souvent, ce sont les rapports de séduction que nous avons définis dans notre enquête, qui “contaminent” le fonctionnement de l’équipe. Décryptage non exhaustif de la situation.


Mots clés : Bloc opératoire , Communication , Équipe chirurgicale , Positionnement professionnel , Relations humaines , Séduction , Sociologie du travail 


 

De manière générale, l’univers professionnel est propice à la rencontre amoureuse : 72 % des Français ont été témoins d’idylles plus ou moins éphémères au travail, 26 % se sont déjà sentis attirés par un collègue, 12 % des couples mariés se sont rencontrés sur leur lieu de travail. Le sociologue Joël Autret [1]annonce 10 % de mariages médecin-infirmière.

Contrairement aux autres métiers, au bloc opératoire, chirurgiens et Ibode partagent des émotions qui touchent à la vie des patients, « ils soignent un matériau humain » [2], un fait extraordinaire pour expliquer la démultiplication des affects au bloc opératoire. L’anthropologue Serge Genest [3] ajoute que c’est sur « un fond de sophistication technologique et de discours servant aux personnages de la salle d’opération à se définir, que se construisent tous les rapports sociaux en salle d’opération ». Ils se fondent « dans un univers culturel de femmes et d’hommes réunis dans un travail peu banal : l’incision d’un corps humain ».

 
Intérêt de l’étude

Fallait-il se pencher sur « ces mystères de la comédie humaine au bloc opératoire et tenter de rationaliser des comportements individuels et collectifs aussi ridicules que profondément humains » comme l’évoque le docteur Alain Danais. Nous nous sommes interrogés sur la place de chacun dans une équipe chirurgicale, véritable scène de la vie professionnelle, puis étonnés du pouvoir du chirurgien à mener son équipe, jusqu’à nous en indigner, puis réellement nous en amuser.

Certes, des stratégies de communication dans les relations professionnelles se mettent en place, mais des limites semblent parfois dépassées. En effet, les rapports de séduction dans le fonctionnement de certaines équipes chirurgicales sont une constante, et la frivolité de certaines personnalités n’est parfois que plus ou moins contenue.

Pour ce travail d’intérêt professionnel, c’est donc sous l’angle des rapports de séduction entre chirurgiens et infirmiers(es) de bloc opératoire, diplômé(e)s d’État (Ibode) ou non, qu’ont été engagés une réflexion et un questionnement sur le positionnement professionnel des infirmières exerçant dans les blocs opératoires.

Nous avons souhaité nous immiscer dans ces rapports de séduction. Auprès d’eux, nous avons “tenu la chandelle” afin d’éclaircir les grands thèmes qui nous permettent d’isoler et de comprendre les mécanismes en jeu dans leur profession. Nous avons laissé la place aux émotions et aux rapports humains dans l’univers hautement technologique des blocs opératoires.

 
L’enquête : homme-femme, mode d’emploi

Deux groupes de professionnels se mêlent et s’opposent à la fois dans notre travail : les infirmier(es) au bloc opératoire et les chirurgiens (médecins, internes, professeurs), qui sont les opérateurs par définition. Il ne s’agit pas de discréditer une profession par rapport à l’autre, ni l’image de l’homme et de la femme. L’enquête a été menée à travers des entretiens dont l’objectif était de connaître le vécu des partenaires du bloc opératoire en regard de leurs relations professionnelles. Il était également important de comprendre le degré d’intimité qu’ils entretiennent et dans quel intérêt. Enfin, nous souhaitions les amener à réfléchir sur l’impact de leurs relations sur leur travail.

Hommes et femmes ne semblent pas mesurer toute la portée des rapports humains qu’ils entretiennent sur leur lieu de travail, même s’ils en évoquent parfois les conséquences. Tous ont conscience d’être dans des rapports particuliers, qu’ils identifient comme de la séduction sans la nier.

Ils évoquent une séduction à visée sexuelle d’abord, sans en faire une condition stratégique pour le travail.

Néanmoins, notre enquête définit une typologie des séductions : une séduction à visée professionnelle, dont l’objet est quasi rituel, c’est-à-dire l’intégration à l’équipe chirurgicale et aux pratiques du chirurgien, et une séduction à visée sexuelle, sur fond de prestige médical, de pouvoir symbolique et d’identité. Les frontières sont souvent mal définies et se confondent même parfois.

 
La place de la communication

Chez les interactionnistes, la relation entre l’espace et la communication a été très bien établie. L’anthropologue américain Edward Hall [4] a décrit, dans son concept de proxémie, différentes distances physiques interpersonnelles, dont la « distance intime », qui est de moins de 40 cm et la « distance personnelle » qui va de 40 cm à 1,20 m. Au bloc opératoire, chirurgiens et Ibode travaillent à ces distances. Distances parfois si proches qu’ils peuvent communiquer en murmurant.

Hall reprend l’analyse du linguiste Martin Joos qui soutient l’idée que l’émetteur envoie nécessairement quelques sentiments au receveur du message oral.

Il est intéressant de comprendre l’usage du discours en salle d’opération. Ainsi, le chirurgien enseigne-t-il, il se doit d’expliquer ce qu’il fait et pourquoi. S’il manie la rhétorique, il faut lui accorder un sens, c’est l’effet perlocutoire du discours, c’est-à-dire l’effet de l’énoncé sur l’interlocuteur. De nombreuses analyses affirment que l’on retrouve dans la communication toutes les richesses du répertoire humain.

L’existence de rituel pour formuler des demandes, telles que « bistouri ! », « ciseaux ! », évite bien l’introduction d’émotion dans les messages. Si l’on se réfère aux travaux du sociologue américain Erving Goffman sur l’interaction [5], on comprend que l’on assiste-là, à un modèle de positionnement mutuel des interlocuteurs. L’interaction commence « par une reconnaissance mutuelle de la présence de l’autre et du rôle qu’il a à jouer ».

Le sociologue français Émile Durkheim [6] lie la communication à la socialisation et propose l’idée que grâce à la discussion, un groupe social, comme celui des Ibode par exemple, intègre et fait l’apprentissage des normes de ce groupe. De plus, les individus du groupe communiquent avec les autres groupes grâce à un langage et selon des normes qu’ils ont intégrées “par immersion” dans ce groupe. On devine la part de l’acquisition d’un langage professionnel qui se joue là, qui est autant de professionnalisme.

 
La place du regard

Une grande partie de la communication « découle du vécu des individus, de leurs sentiments intimes, de l’imaginaire que suscite le rapport à l’autre et de leurs relations affectives » [7].

Que dire alors du regard ?

Le regard au bloc opératoire est la seule chose de l’autre qu’il nous est donné de saisir. « L’échange de regards déborde parfois l’indifférence courtoise, sans engager pour autant une interaction plus durable » [7]. Il accorde une valeur ou la retire, il a force d’expérience émotionnelle. Il peut donner le sentiment d’être apprécié ou peut renvoyer à la déception de ne pas être regardé. Ne pas regarder l’autre, « c’est le rayer symboliquement de la carte, en considérant son visage comme insignifiant » [7]. Communiquer par le regard, ce peut être également « fusiller », et donc nuire. Pourtant, un premier regard peut ne pas laisser indemne s’il est « un affleurement du désir » [7]. Il peut même transformer l’existence. Le regard a aussi une efficacité symbolique dans le sens où il procure le sentiment d’identité tout en donnant une valeur au lien social.

 
La séduction omniprésente

Quel est d’abord l’objet, le but de la séduction ? Il s’agit d’user de charmes, de ramener l’admiration à soi pour poursuivre un objectif. La séduction est grisante, le plaisir qu’elle apporte repose aussi « sur la surprise que l’on ressent à étonner l’autre, le déstabiliser, à le voir s’ouvrir et devenir disponible » [8].

 
Un univers d’hommes ?

Serge Genest [3] se réfère à l’étude de Joan Cassell, en affirmant que « le milieu de travail des chirurgiens est un univers masculin dans lequel les sports, les voitures, la vitesse et la compétence sont particulièrement valorisés. De plus, le chirurgien typique se voit comme un être invulnérable, infatigable qui ne craint ni la mort ni tout autre désastre ». Le vocabulaire de l’aéronautique [9] utilisé en salle d’opération (pilotage, décollage, atterrissage, etc.) vient renforcer ce sentiment de puissance de l’homme responsable, pilote de l’intervention qui lui donne un léger sentiment de domination et de toute puissance. Sans oublier les comportements sexistes explorés par le sociologue Pierre Bourdieu [10]. De son côté, Genest rapporte que le “patron” [3], pourtant sensible aux règles d’hygiène strictes de l’acte opératoire, « n’hésitera pas à opposer sa pratique et son expérience aux procédures de désinfection pour adopter des comportements plus laxistes. » Il affichera moins de ritualisation que ne le fera l’Ibode devant la gestion des risques en matière d’hygiène. Genest poursuit en expliquant que l’Ibode s’est appropriée l’hygiène pour contrer son rapport hiérarchique avec le chirurgien, qui ne lui conteste pas cette compétence, pis, certains allant jusqu’à la trouver naturelle en associant ce travail avec les fonctions domestiques habituellement dévolues aux femmes !

En droit, les juges d’instruction reconnaissent d’ailleurs aux chirurgiens qui exercent en secteur privé, un pouvoir de direction et de contrôle de l’activité de l’Ibode pendant l’acte opératoire. On retiendra ici le droit de jurer et de faire dévier la conversation par exemple.

Le droit de séduire, pourquoi pas ? La personne séduite ne devra pas rougir, puisque la connotation sexuelle est admise aujourd’hui [11], sous peine de voir se déplacer la conversation sur un registre plus gras, où seront lancées en fin d’intervention, alors que se relâche la tension, quelques histoires salaces[3], héritage de l’esprit carabin et de son « monopole de l’irrespect » [9].

 
Quelle place pour les femmes ?

Une « écoutante » [12] de clinique privée rapporte aussi que les chirurgiens sont « dépendants des infirmières du bloc », et que bien que ces derniers imposent leur pouvoir, elles sont « comme leurs mères », d’un « point de vue fantasmatique du moins »« Elles donnent et ne reçoivent rien de cet individu qui se met en position d’enfant ». Ils régressent et sont dans « une demande de gestion de leur quotidien », surtout concernant « les tâches qu’ils jugent inutiles, dévalorisantes ou sans intérêt ».

Dans sa réflexion sur la place de l’humour dans la formation des infirmières, Laure Burger [13] reprend le fait que « dans le passé culturel soignant, l’infirmière a longtemps été considérée comme inférieure au médecin », et qu’elle doit « constituer l’instrument parfait qui a pour fonction principale de se tenir à portée de la main du médecin. C’est celui-ci qui doit, de cet instrument docile, faire l’instrument voulu ». Quel mépris de la personne pour des médecins si humains ! L’infirmière se voit soumise et réduite non pas au prolongement de la main, ni même d’une petite main, mais à un vulgaire instrument écervelé ! Mais aussi dévoué comme l’Histoire l’a montré.

Il faut alors considérer que l’Ibode devra montrer comme qualité de ne pas être rancunière, d’être patiente, discrète et de rester maîtresse de soi. Ce comportement adaptatif décrit par Catherine Banneel« va dans le sens d’une survalorisation d’autrui et d’une dévalorisation, voire d’abstraction de soi » [14]. Ce qui laisse place, nous l’avons évoqué, à toutes autres possibilités de comportements : harcèlement moral (dont la manipulation) et harcèlement sexuel notamment, lorsque chaque parole devient une caresse verbale, en quelques sorte les limites extrêmes d’une séduction qui n’aurait pas abouti.

La sociabilité serait un critère important dans l’efficience professionnelle, où l’on écoute et partage la vie de l’autre par morceaux. Ne pas s’y tenir et c’est la marginalisation. Pour d’autres, le travail, c’est leur vie. Ils trouvent un épanouissement professionnel et relationnel quasi exclusif sur leur lieu de travail autour duquel ils bâtissent leur vie : ce sera un zèle quotidien pour les uns, qui satisfera la hiérarchie ; ce sera l’occasion de rechercher l’âme sœur, par exemple, pour les autres.

En référence au transfert en psychanalyse, comme le souligne le professeur de psychiatrie du CHU de Brest, Jean-Jacques Kress, nous pouvons être interpellés par les Ibode de 30 ans se passionnant de chirurgiens de 55 ans…, une situation pas si rare. Celui qui est aimé ne serait pas l’homme chirurgien mais probablement le propre père de l’infirmière. Le chirurgien ne flatterait donc son ego que par pure tromperie dont il n’aurait alors pas forcément conscience ! Il serait courtisé par erreur ! Aussi ces relations ne perdurent-elles que rarement. Ne négligeons pas, en revanche, la mise en miroir de l’étude du psychiatre Patrick Lemoine pour qui les caractéristiques de la femme jeune (entre autres : traits symétriques, peau lisse, yeux pétillants, lèvres pleines et bien rouges, taille fine…) appréciées par les hommes révèlent leur “jeunophilie” naturelle.

 
Conclusion

La séduction n’est pas constante, elle est disséminée dans le fleuve des interventions chirurgicales et de la vie professionnelle (encadré 1).

Ces rapports sont caractérisés d’abord par la recherche d’une satisfaction, d’un gain ou d’un profit, réels ou symboliques, en minimisant les risques et/ou en maximisant les profits. Cela peut se traduire pour le chirurgien par le fait de compter sur une équipe dévouée, pour l’Ibode par le fait de devenir la référente professionnelle d’un chirurgien, ce peut être pour l’un et l’autre le fait de devenir partenaires au travail comme à la vie.

Les rapports de séduction influencent ensuite la communication au sein de l’équipe chirurgicale. Un manque de professionnalisme par trop de complicité entre chirurgien et Ibode pourra être préjudiciable à l’équipe. Lorsque l’un séduit, l’autre est lésé, et mêler vie professionnelle et vie privée crée des liens dont il est difficile de se détacher. Si cette conduite est volontaire, elle sera considérée comme égoïste au mépris de l’équilibre de l’équipe. Le positionnement du chirurgien ou de l’Ibode vis-à-vis de l’un ou de l’autre pourra poser problème. Il en va, par exemple, du manque d’esprit critique par rapport aux pratiques du chirurgien ou de l’équipe, dans les “démarches qualité”.

Ces rapports relèvent d’une défense de l’image de soi, en fait d’une stratégie identitaire. Y succomber, c’est persister à fonctionner sur des schémas historiques et symboliques.

S’approprier le statut d’infirmier de bloc opératoire diplômé d’État, c’est maîtriser, voire lutter contre ces mécanismes de communication. Son propre positionnement professionnel peut alors être plus adapté. C’est, en définitive, une démarche qui permet à l’infirmier(e) de franchir une nouvelle étape dans sa socialisation professionnelle.

L’aspect informatif et instructif de cette face cachée des soins ne doit pas occulter le fait que la compétence en chirurgie reste une exigence pour les chirurgiens interrogés. Et le patient reste la préoccupation des équipes chirurgicales. Faut-il le rappeler ?

L’enquête documentée et illustrée est disponible en livre sous le titre “Les yeux dans les yeux, le charme a opéré. La véritable histoire des rapports de séduction entre chirurgiens et infirmières au bloc opératoire”, Nicolas Le Verge, éditions Alexine 2007. click Here

 
 
Références
[1]
Autret J. Le monde des personnels de l’Hôpital, ce que soigner veut dire, L’harmattan, 2001.
 
[2]
Strauss A. La trame de la négociation, sociologie qualitative et interactionnisme, coll Logique sociale, L’harmattan, 1992.
 
[3]
Genest S. Un, deux, trois… bistouri. Technologie, symbolisme et rapports sociaux en salle d’opération. In : Anthropologie et société, vol.14, n° 1, Université de Laval, 1990, 9-24.
 
[4]
Hall ET. La dimension cachée, Ed. du Seuil, 1971.
 
[5]
Goffman E. Les rites d’interaction, Ed. de Minuit, 1974.
 
[6]
Beaudichon J. La communication, processus, formes et applications, Coll. Cursus, Armand Colin, 1999.
 
[7]
Le Breton D. Les passions ordinaires, anthropologie des émotions, Armand Colin, 2001.
 
[8]
Marcelli D. La saison de la séduction. click Here
 
[9]
Pouchelle MC. L’hôpital corps et âme, essais d’anthropologie hospitalière, Seli Arslan, 2003.
 
[10]
Bourdieu P. La domination masculine, Seuil, 1998.
 
[11]
Lemoine P. Séduire. Comment l’amour vient aux humains, Robert Laffont, 2004.
 
[12]
Laurence (témoignage anonyme) Au pays des blouses blanches, les infir-mères, février 2004, click Here
 
[13]
Burger L. Humour et formation infirmière, réflexions sur le relation pédagogique, Seli Arslan, 2005.
 
[14]
Banneel C. Chirurgien, duo ou duel ? Interbloc, tome XII, n° 2, juin 2003, 102-115.
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