Se connecter
Chargement ...

Trois chercheurs de l'Institut Gustave-Roussy empoisonnés

Publié le
Vendredi 11 Avril 2014 à 12:18

Un poison mortel a été ajouté dans l'eau de la bouilloire de la salle de pause. Le centre leader dans la recherche contre le cancer a déposé plainte.

L'Institut Gustave-Roussy de Villejuif, leader européen de la recherche dans la lutte contre le cancer a déposé une plainte lundi 7 avril pour une tentative d'empoisonnement. JOEL SAGET / AFPL'Institut Gustave-Roussy de Villejuif, leader européen de la recherche dans la lutte contre le cancer a déposé une plainte lundi 7 avril pour une tentative d'empoisonnement. JOEL SAGET / AFP
PARTAGER

À LIRE AUSSI

POISON. L'Institut Gustave-Roussy de Villejuif, leader européen de la recherche dans la lutte contre le cancer a déposé une plainte lundi 7 avril pour une tentative d'empoisonnement survenue dans ses locaux.

Le 31 mars dernier, trois chercheurs ont été empoisonnés à l’Institut Gustave-Roussy (IGR) en buvant l’eau d’une bouilloire qui se trouvait en salle de pause.

Pris de vomissements et de maux de tête immédiatement après avoir bu leur café préparé à partir de l’eau de la bouilloire, les trois chercheurs ont été examinés au CHU du Kremlin-Bicêtre et sont restés en observation jusqu’au soir avant de rentrer chez eux.

Un poison mortel

Les analyses sanguines et celles réalisées sur la bouilloire utilisée ont démontré la présence d’un conservateur toxique, l’azoture de sodium. Cette substance chimique n'ayant pas été retrouvée dans l'eau du robinet, la direction de l'institut penche plutôt pour la piste criminelle.

Notamment utilisé comme agent de gonflage pour les airbags de voiture, ce composé se présente sous la forme de cristaux blanc très solubles dans l’eau et est considéré comme extrêmement toxique.

Par inges­tion, il peut entraî­ner des pertes de cons­cience, la défi­bril­la­tion, et un œdème céré­bral pré­cé­dant la mort par empoi­son­ne­ment.

Compte tenu de la concentration, on peut exclure la maladresse"

Il a cependant de nombreuses applications, notamment en biologie où il peut servir d’agent de conservation pour les solutions et fluides biologiques. Il est ainsi pré­sent dans les labo­ra­toi­res d’ana­ly­ses médi­ca­les et d’héma­to­lo­gie dans les échantillons de sérum, les tests diag­nos­tic et les solu­tions d’ana­lyse.

Cependant, "compte tenu de la concentration [mesurée sur les échantillons], on peut exclure la maladresse" a expliqué Charles Guépratte, directeur général adjoint de l’Institut Gustave-Roussy, ajoutant que "la dose aurait pu conduire à des conséquences plus grave".

"La direction considère que c'est forcément intentionnel et qu'il s'agit d'un acte de malveillance", ajoute-t-il, même si elle reconnaît ne pas avoir d'explications, "ni même l'idée d'un mobile".

Sur le web: L’efficacité du Tamiflu remise en question
 
 
 
Commentaires
Ajouter un commentaire

Articles Suggérés
Dernières notifications du site
il y a 7 heures
a créé un nouveau document
 
il y a 8 heures
a créé un nouveau document
 
il y a 8 heures
a créé un nouveau document
 
il y a 9 heures
a créé un nouveau document
 
il y a 9 heures
a créé un nouveau document
 
il y a 11 heures
a créé un nouveau document
 
il y a 14 heures
a créé un nouveau document
 
a créé un nouveau document
 
a créé un nouveau document
 
a créé un nouveau document
 
a créé un nouveau document
 
a créé un nouveau document
 
a créé un nouveau document
 
a rejoint le réseau CH de Voiron
 
 
vient de créer un nouveau réseau COMMUNE DE MESQUER-QUIMIAC
 
 
vient de créer un nouveau réseau MAIRIE DE LE VAUDOUE
 
  • 1/1
Fédération Hospitalière de France
Fédération des Etablissements Hospitaliers & d'Aide à la Personne
resah idf
UniHA
What's Up Doc, partenaire de Réseau Pro Santé
Vidal.fr - La base de données en ligne des prescripteurs libéraux