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Prise en charge de l'alcoolo-dépendance : Les généralistes défendent leur place de premiers recours.

Publié le
Jeudi 23 Janvier 2014 à 13:29

Prise en charge de l'alcoolo-dépendance : Les généralistes défendent leur place de premiers recours.
Source : Lequotidiendumedecin.fr

Le président du syndicat MG France Claude Leicher s’est indigné d’une demande de la Direction Générale de la Santé visant à réserver la prescription du nalmefène aux seuls addictologues. 

Au-delà du cas particulier de ce médicament, c’est la place du médecin généraliste dans la prise en charge des patients alcoolodépendants qui était discutée.

« On est dans un problème de santé populationnel, qui ne peut pas être traité uniquement par les centres spécialisés. J’en appelle à Marisol Touraine : on ne peut pas avoir 50 000 patients dans les centres spécialisés et le reste dans la nature ».

La voix de Claude Leicher résonne dans l’hémicycle du Conseil économique social et environnemental où se tient le colloque « Alcool et parcours de soin : quels enjeux ? » La cause de son énervement ? « La Direction générale de la santé (DGS) a adressé une lettre à la haute autorité de santé (HAS) dans laquelle il est recommandé que la prescription de nalmefène soit réservée aux addictologies exerçant en Centres de Soins d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA) ou à l’hôpital », s’indigne-t-il. « C’est une décision ahurissante, d’un niveau de scandale de même ampleur que les erreurs qui ont été commises lors de la vaccination H1N1 ». Cette restriction ne devrait, selon la DGS, ne durer qu’un an, le temps de procéder à des évaluations supplémentaires de ce médicament.

Des avis contradictoires
Cette prise de position de la DGS tranche avec l’avis du 16 mai 2013 de la commission d’évaluation initiale du rapport entre les bénéfices et les risques (ANSM). Selon cet avis, « Selincro (le nom commercial du nalmefène ndlr) est prescrit en association avec un suivi psychosocial continu axé sur l’observance thérapeutique et la réduction de la consommation d’alcool (…) La surveillance au cours du traitement comprend une évaluation du statut clinique du patient (niveau de dépendance et niveau de consommation d’alcool). Elle peut être réalisée par un médecin généraliste, et ne nécessite pas d’examen biologique ».

Pour la DGS, c’est ce suivi médicosocial que les médecins généralistes seraient incapables d’assurer. « Cela fait pourtant partie précisément de la stratégie nationale de santé, de mettre le paquet sur l’organisation des soins de premiers recours en particulier autour du médecin généraliste », s’étonne le Dr Leicher. Jean-Michel Delile, Vice-Président de la Fédération Addiction et un des experts cliniques sur le projet de référentiel temporaire d’utilisation du baclofène, estime pour sa part que « vu l’ampleur des phénomènes de dépendance liés à l’alcool, il me paraît judicieux que l’on élargisse la prescription de ce type de médicament au premier recours. Il précise toutefois qu’il est préférable de bénéficier d’une formation avant de commencer à prescrire ».

Le "retard français"
Le besoin de formation des médecins généralistes a également été mis en avant lors des débats par Sylvie Deswarte du groupe de parole Vie Libre. « Les médecins généralistes ne sont pas assez formés à la prise en charge au long cours des patients alcooliques. Les patients rechutent souvent dans les six mois qui suivent la fin du sevrage, c’est-à-dire le moment où ils sont les plus fragiles ». Alain Corvez, directeur général adjoint de l’ARS Midi-Pyrénées et le député du Rhône Jean-Louis Touraine ont, pour leur part, déploré le « retard français sur les pays du nord » en matière de suivi à long terme mais aussi en matière de prévention.

Une consultation dédiée aux addictions
Claude Leicher a renouvelé plusieurs propositions de MG France pour pallier à ces deux problèmes : la désignation d’un médecin traitant de l’enfant et de l’adolescent pour favoriser la mise en place de stratégies d’information et de sensibilisation, et la création d’une consultation longue, mieux rémunérée dédiée à l’addiction, à l’image des consultations longues pour les patients qui souffrent de troubles neurodégénératifs. « Nous faisons un accompagnement sur le déni, qui est une vraie construction sociale. Il y a une stratégie de prise en charge qui prend du temps, et il faut nous donner les moyens de l’appliquer », a-t-il rappelé.

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