Se connecter
Chargement ...

Affaire Vincent Lambert : le CHU de Reims va saisir le Conseil d'Etat Le Monde.fr avec AFP | 29.01.2014 à 21h16 • Mis à jour le 30.01.2014 à 09h38

Publié le
Jeudi 30 Janvier 2014 à 13:11
L'hôpital Sébastopol, à Reims, où est hospitalisé Vincent Lambert.

 

Rachel Lambert, l'épouse de Vincent Lambert, a annoncé à l'AFP, mardi 28 janvier, qu'elle faisait appel auprès du Conseil d'Etat. « Le laisser partir est un geste d'amour » a-t-elle réaffirmé. Pour l'heure, le recours n'a pas été transmis.Une fois qu'il sera déposé, le Conseil d'Etat aura 48 heures pour trancherl'affaire qui oppose la jeune femme et les parents du jeune homme, qui souhaitent son maintien en vie. François Lambert, le neveu de Vincent, également engagé dans la procédure, indique que si l'hôpital choisissait de ne pas déposer de recours, lui le ferait. Dans le cas contraire, il souhaite faire appel avec l'établissement.

Lire (édition abonnés) :  Vincent Lambert, le prisonnier

Il aura fallu près de deux semaines pour que les choses se calent. Jeudi 16 janvier, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, saisi dans le cadre d'une procédure en référé-liberté, avait suspendu la décision de l'équipe médicale d'arrêt de la nutrition et de l'hydratation artificielles de Vincent Lambert, un patient tétraplégique en état de conscience minimale, âgé de 38 ans.

Médecins et soignants avaient estimé qu'il était dans une situation d' « obstination déraisonnable » (acharnement thérapeutique). Ils s'étaient notamment appuyés sur sa volonté, exprimée selon son épouse et un frère avant l'accident, de ne pas se retrouver dans un état de grande dépendance.

La décision des juges administratifs du 16 janvier avait créé la stupéfaction parmi l'équipe et une partie de la famille de Vincent Lambert, et plus largement dans tout le corps médical.

Lire (édition abonnés) : La justice s’invite dans le débat sur la fin de vie

Deux questions se posaient alors : fallait-il aller jusque devant le Conseil d'Etat ? Fallait-il y aller seul si les autres renonçaient ? En début de semaine dernière, le CHU semblait vouloir renoncer, alors que le docteur Eric Kariger, qui avait pris la décision d'interrompre les traitements de Vincent Lambert, avait dit son souhait que son établissement saisisse le conseil d'Etat.

Mais mardi 21 janvier, la ministre de la santé, Marisol Tournaine a déclaré, lors deses vœux à la presse : « Si l'épouse de Vincent Lambert prend la décision d'introduire un appel devant le Conseil d'Etat, le CHU de Reims accompagnera son appel par un appel de son côté. » Une position rappelée sur l'antenne d'i-Télé, mardi 28 janvier.

Lire (édition abonnés) :  Affaire Lambert : forte pression sur le CHU pour qu'il saisisse le Conseil d'Etat:

Inquiets du silence du CHU, cinq frères et sœurs et un neveu de M. Lambert, favorables au processus de fin de vie, avaient « instamment » demandé, lundi 27 janvier, dans une tribune publiée sur Lemonde.fr« à Marisol Touraine, à toutes les institutions compétentes, aux médecins, aux intellectuels que ce verdict effraie, de se prononcer par écrit, clairement, et de façon urgente, auprès du directeur général du CHU de Reims en faveur d'un recours ».

« Faute de quoi, Vincent – mais aussi toutes les personnes pouvant un jour seretrouver dans sa situation – risque fort de devoir continuer à vivre dans la souffrance et le déni de sa volonté clairement exprimée par oral : Vincent n'anticipait pas cette situation au point d'écrire ses directives, comme 98 % de lapopulation française. »

Lire : Fin de vie : six proches de Vincent Lambert réclament l'arrêt des traitements

Avant de se prononcer, la ministre de la santé s'était entretenue au téléphone avec Rachel Lambert. L'objectif est qu'elle  ne se retrouve pas seule exposée, alors que la décision d'arrêt des traitements émane de l'équipe médicale, à l'avis de laquelle elle s'est ralliée. Mais pas seulement.

Un projet de loi sur la fin de vie – un sujet sensible – est annoncé pour la fin de l'année par l'Elysée, et l'affaire Lambert s'est invitée dans le débat en remettant en cause la loi Leonetti actuellement en vigueur, que le président de la République a promis d'« améliorer ». Il importe donc, quel que soit le point de vue des magistrats du Conseil d'Etat au final, qu'un éclaircissement définitif soit apporté sur ce cas.  

Lire : Six proches de Vincent Lambert réclament l'arrêt des traitements

Lire : Affaire Lambert : forte pression sur le CHU pour qu'il saisisse le Conseil d'Etat

 

 

Commentaires
Ajouter un commentaire

Articles Suggérés
Dernières notifications du site
il y a 12 heures
a créé un nouveau document
 
a créé un nouveau document
 
a créé un nouveau document
 
a créé un nouveau document
 
a créé un nouveau document
 
a créé un nouveau document
 
a créé un nouveau document
 
il y a 17 heures
a créé un nouveau document
 
il y a 19 heures
a créé un nouveau document
 
il y a 20 heures
a créé un nouveau document
 
il y a 20 heures
a rejoint le réseau FONDATION ILDYS
 
il y a 20 heures
vient de créer un nouveau réseau FONDATION ILDYS
 
il y a 21 heures
a créé un nouveau document
 
il y a 21 heures
a créé un nouveau document dans Secrétaire médicale - RÉSEAU SOCIAL PUBLIC
 
il y a 21 heures
a créé un nouveau document
 
il y a 22 heures
a créé un nouveau document
 
il y a 23 heures
a créé un nouveau document
 
a créé un nouveau document
 
a rejoint le réseau CH Andrée Rosemon
 
a créé un nouveau document
 
  • 1/1
Fédération Hospitalière de France
Fédération des Etablissements Hospitaliers & d'Aide à la Personne
resah idf
UniHA
What's Up Doc, partenaire de Réseau Pro Santé
Vidal.fr - La base de données en ligne des prescripteurs libéraux