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Fin de vie : regards croisés de médecins cliniciens.

Publié le
Lundi 23 Février 2015 à 10:04
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Revue "Avenir Hospitalier n°1" Juillet 2014

 

Pourquoi une reflexion sur la fin de vie dans une revue syndicale ? Alors qu’une Loi sur la fin de vie faisait partie du programme du Président de la République, il est important que l’avis des médecins hospitaliers, forcément concernés par les termes de cette Loi soit entendu : un français sur deux meurt à l’hôpital et 50 % des décès font suite à une décision médicale. L’hôpital est donc au centre des décisions et de la mise en application de tout processus législatif. 

De par sa constitution, qui rassemble entre autres gériatres urgentistes et réanimateurs, Avenir Hospitalier se devait de tenir un débat tout en nuances, des regards croisés de spécialités différentes, mais au terme duquel se dégage un consensus intéressant sur le rôle des médecins face à la fin de vie, qui devra être écouté si le débat politique annoncé sur la fin de vie se confirme. Nous avons demandé au Président du Syndicat National de Gérontologie Clinique, Michel Salom et aux Docteurs Serge Duperret (réanimateur et philosophe) et Didier Réa (anesthésiste-réanimateur et administrateur du SNPHAR-E) leurs regards croisés sur la prise en charge de la fin de vie.

 

Avenir Hospitalier : En sachant qu’aujourd’hui une personne sur deux meurt à l’hôpital ou en EHPAD, quel rôle occupent les structures sanitaires et sociales dans l’accompagnement du patient et de ses proches ?

Serge Duperret : la réflexion éthique sur la fin de vie est souvent abordée trop tardivement à l’hôpital. les équipes médicales sont alors prises de court, ce qui explique que certains malades arrivent en unité de soins critiques sans qu’ils nécessitent une réanimation. Plus d’anticipation sur une évolution fatale possible faciliterait la prise de décision quant à la fin de vie et sa préparation à travers le dialogue avec les familles.

 

Michel Salom : en ce qui concerne les personnes âgées, une sur deux, dont on sait la fin de vie proche et pour qui, les conduites à tenir au domicile ont été anticipées avec l’aide d’une hospitalisation à domicile ou d’un service de soins infirmiers et qui « devait » mourir à la maison, entourée de ses proches, sera transférée au dernier moment à l’hôpital. 

Les familles et les patients ont peur d’affronter la douleur, la solitude, de ne pas savoir comment se comporter au dernier moment. ils ont toujours l’espoir qu’une équipe arrivera à gagner du temps sur les échéances. Ainsi, malgré une réflexion en amont, on se trouve souvent dans une situation où l’hôpital recevra aux urgences une personne inconnue, à « bilanter ».

 

 

 

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