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Interview sur la recherche clinique.

Publié le
Lundi 02 Juin 2014 à 12:17
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1/ L’AJGH a mené une petite enquête en 2013 sur la formation des jeunes gériatres et leur implication en recherche clinique. Il en ressort que la plupart se sentent mal formés et participent peu aux études cliniques malgré une volonté nette d’être compétant et dynamique. Qu’en pensez-vous ? Avons-nous une véritable marge de progrès ?

FH : Il y a toujours une marge de progrès, car de nombreux problèmes cliniques du sujet âgés n’ont pas encore de solutions thérapeutiques optimales.

BG : Je ne peux malheureusement pas avoir d’avis très clair sur cette question. Pour y répondre, il me faudrait des données chiffrées, et surtout des données par spécialité, ce qui permettrait de positionner la gériatrie par rapport à d’autres disciplines. Quoi qu’il en soit, force est de reconnaître que la recherche clinique ne fait pas partie de la formation médicale initiale, pas plus sur les aspects de planification, méthodes, que sur les aspects d’investigation. Sur le premier axe, il faut cependant reconnaître que la Lecture Critique d’Article (LCA) a fait beaucoup évoluer les choses. Sur le second axe, je reste toujours surpris par le fait que pour être investigateur, il « suffit » d’avoir un doctorat en médecine. Certes, nul n’est sensé ignorer la loi, mais on ne peut pas s’improviser « investigateur »...

2/ La recherche clinique est un monde à part entière avec ses structures, ses institutions ses réseaux. L’impression générale des jeunes gériatres est que d’autres spécialités médicales ou chirurgicales plus anciennes (la gériatrie est somme toute une spécialité assez jeune) ont un avantage historique en termes d’investissement. Comment prendre exemple pour être plus efficaces ?

FH : Tout dépend des critères que l’on utilise, mais considérant le facteur d’impact moyen des journaux de la discipline, la gériatrie après un développement certain semble se stabiliser (cf. Figure 1a), mais de nombreuses spécialités semblent plus performantes (cf. Figure 1b), La raison essentielle est d’une part celle de définitions normalisée des entités cliniques (chez l’âgé il existe tout un gradient de sévérité des entités nosologiques avec une symptomatologie souvent atypique alors que dans beaucoup de spécialités un signe ou un syndrome est clairement absent ou présent). Par ailleurs, la forte prévalence de comorbidités dans la population âgée rend les résultats souvent plus difficiles à interpréter et l’existence de nombreuses échelles de comorbiditiés non interchangeables (avec D. Zekry nous en avons étudié 6 différentes1, 2) avec des performances qui varient selon les issues compliquent les comparaisons d’étude. Enfin, des concepts flous comme la fragilité ont plusieurs définitions quand bien même on se cristallise maintenant essentiellement sur deux d’entre elles (modèles de Fried versus Rockwood).

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