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24 janvier 2014, par Guy Vallancien Pour un GIGN sanitaire

Publié le
Mercredi 29 Janvier 2014 à 11:24

Un pays riche de soixante six millions d’habitants peut-il voir se succéder les crises sanitaires sans repenser l’organisation de leur traitement ? En clair, a-t-on le droit de poser la question de l’efficacité  réelle des organismes existants dont la lenteur de mise en route et la lourdeur d’action ne sont guère propices à une résolution adéquate des problèmes posés. Réagir efficacement à un danger réclame  trois qualités :

1° Obtenir une analyse la plus précise et rapide de la situation.

2° Développer la  capacité à prioriser les actions à mener.

3° Employer une tactique souple et évolutive au fil de la succession des événements.  

L’analyse de la nature exacte, de l’importance, de la vitesse de propagation et des effets collatéraux d’une crise sanitaire exige donc une coordination de tous les instants dès la première minute d’alerte. Elle réclame une réduction des échelons hiérarchiques pour agir au plus vite et au plus près avec le moins de perte en ligne possible. Elle doit enfin faire appel à des professionnels entrainés en permanence à résoudre diverses situations de crises.

Le ministère de la santé et les autres organismes publics  ne sont  pas en mesure actuellement de répondre efficacement à ce genre de défit. Ses responsables et ses personnels ne sont pas en cause dans leur légitimité, mais la structure de fonctionnement éclatée en trop de lieux de décision, de cabinets, de directions, d’agences et instituts, complique considérablement la tâche qui consiste à savoir au plus vite ce qui s’est passé et comment parer aux conséquences néfastes de la dite crise.

Pour protéger les habitants des méfaits d’un forcené ou de terroristes, le pays a su s’équiper de structures de gendarmerie parfaitement rodées à ces actions très spéciales. Leur force tient à la politique suivante : 1° Savoir gérer  l'imprévu, résoudre  le conflit en  organisant la cohésion des équipes. Négocier, surmonter ou démêler des situations à risques et incertaines en connaissant par cœur d'autres formes de crises 2° Mettre au point  un entrainement qui ne soit pas théorique. La répétition de scenarii catastrophes est effectuée autant de fois qu’il le faut pour gagner sur le terrain. 3° Impulser le changement, compter sur l’efficacité collective sont le  pain quotidien de ces groupes  d’intervention capables d’être mobilisés dans les minutes qui suivent une alerte 4° Gérer son stress face à la peur, se recentrer sur l'équipe avec confiance et partager les données font aussi partie des clés du succès.

Au total : Simplifier au maximum et revoir les actions déjà menées.  Le point fort est le débriefing sur les performances, les stratégies adoptées et le ressenti de chacun, rarement effectué à froid et en détails dans l'administration. Plus la situation est complexe, plus il faut faire simple.

Le secret de la réussite pour déminer une crise sanitaire avec efficacité  tient à  80 % dans la préparation. Tout le reste suit, au détail prêt.

Quand on voit comment est gérée l’enquête sur le drame des nourrissons décédés à l’hôpital de Chambéry, on assiste en temps réel a tout le contraire. Lenteur de mise en route et multiplication des organismes investigateurs dont l’habitude de communiquer entre eux n’est pas leur fort. Il a fallu trois semaines pour qu’une enquête d’inspection de l’hôpital soit diligentée par l’Agence de Santé de la région Rhône Alpes, alors que le laboratoire lui, a été investigué dès le lendemain de l’alerte et fermé sur ordre de la ministre sans véritable preuve quelques jours après. Deux poids deux mesures  inadmissibles dans une situation aussi complexe qui traduit l’impréparation et le désordre de ces investigations sans coordination.. Pour faire croire que l’on décide alors que l’on ne sait rien, on s’agite, on interpelle, mais on manque de l’efficacité reposant sur une analyse objective et  professionnelle, étayée par des faits.

Il a fallut aussi près de quinze jours pour qu’un gendarme malin découvre qu’une veille femme avait rangé soigneusement un somnifère dans la boite de diurétiques de son mari, cause d’un affolement inimaginable des autorités, suivi d’une interruption d’un traitement utile sur toute la France.

Sans la création d’un Groupe d’Intervention et de Gestion des Nuisances sanitaires (GIGNs), nous n’aurons jamais la force de frappe civile capable de surmonter au mieux ces crises à répétition. Une telle cellule aura un coût sans commune mesure avec les dégâts potentiels possibles. Cette unité d’élite serait formée de personnels volontaires hautement spécialisés, parfaitement équipés en moyens logistiques et capables de mobiliser en temps réel n’importe quel organisme, entreprise ou spécialiste public ou privé afin de résoudre le problème.

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