Se connecter
Chargement ...

Lutte contre la désertification médicale : à l’heure des premiers bilans

Publié le
Mardi 11 Février 2014 à 11:30

Lutte contre la désertification médicale : à l’heure des premiers bilans

Humour (noir) quelque part aux Etats-Unis : « pas de médecin, pas d’hôpital, un cimetière »…

Paris, le lundi 10 février 2014 – Fin décembre 2012 à l’heure de présenter son plan contre les déserts médicaux, Marisol Touraine, ministre de la Santé, avait choisi un lieu éminemment symbolique : Scorbé-Clairvaux et ses 2 376 âmes, village de la Vienne censé représenter toutes ces communes de France ayant perdu leur médecin. Aujourd’hui, alors qu’elle doit présenter un premier bilan de son action un an après le lancement de ce plan, c’est un autre symbole que le ministre de la Santé a retenu : elle inaugurera le nouvel hélicoptère du SMUR de Chalon-sur-Saône. Le développement de la flotte héliportée des SAMU de France semble en effet l’un des succès de la politique menée ces dix-huit derniers mois. On comptait moins d’une quinzaine d’engins de ce type à la disposition des services d’urgence il y a deux ans : les nouvelles acquisitions devraient bientôt porter ce nombre à 43. Cette évolution doit être présentée par le gouvernement comme une réponse décisive à son objectif de « garantir un accès aux urgences en moins de trente minutes ». Elle est également saluée par le docteur Nicolas Letellier, président de l’Association française des hélicoptères sanitaires hospitaliers (AFHSH). Néanmoins, cette augmentation du nombre d’hélicoptères laisse subsister quelques questions. « Nous sommes en train de définir avec les pouvoirs publics une doctrine d’utilisation, parce que l’hélicoptère, c’est certes 35 % de vols d’urgence, mais surtout 65 % de transfert de patients entre un petit et un grand hôpital » observé cité par le Figaro Nicolas Letellier. Par ailleurs, certains redoutent que derrière le caractère spectaculaire de l’acquisition de tels engins, nombre de difficultés subsistent sur le terrain.

Deux cents nouveaux praticiens territoriaux

Autre point sur lequel le ministre de la Santé a l’intention d’insister : la "création" des praticiens territoriaux de santé. On s’en souvient c’était un des points phares du programme lancé en décembre 2012. « Deux cents ont été créés en 2013, ils se sont installés » a rappelé ainsi ce matin Marisol Touraine, invitée de France-Info. Elle a également annoncé que 200 postes supplémentaires seraient créés en 2014. Le ministre devrait également revenir sur plusieurs autres des douze mesures qu’elle avait détaillées il y a un an, telle par exemple la mise en place pour les jeunes médecins dans chaque région d’un « référent installation ». 

Médecin référent du SAMU : un projet intéressant mais pas suffisamment soutenu ?

Si l’heure devrait bien sûr être à l’autosatisfaction (le site du ministère de la Santé évoque en effet « des premiers résultats très encourageants ») on se souvient qu’à l’époque l’enthousiasme des différents acteurs avait été très mesuré : la plupart des observateurs avaient en effet considéré que le plan de Marisol Touraine ne laissait guère de place à l’innovation. On sait également que l’application de certains dispositifs jugés intéressants est freinée par des considérations techniques et financières. Marisol Touraine avait ainsi mis l’accent sur la multiplication des « médecins correspondants du Samu ». Un tel système qui doit permettre la prise en charge des urgences par un praticien libéral avant l’arrivée des secours existe déjà localement et a souvent été salué. Néanmoins, pour sa généralisation, certains soulignent la nécessité de répondre à quelques écueils. « Quand on part sur une urgence, on abandonne notre salle d’attente pleine. Et quand on revient, elle est vide » relève ainsi Alain Carillon du syndicat MG France. La question de la rémunération est également soulevée puisqu’aujourd’hui l’acte d’urgence n’est côté que 46 euros. Ainsi considère-t-on que les moyens déployés ne sont pas suffisants pour faire fonctionner efficacement le système.

Désertification budgétaire ?

La désertification médicale ne devrait sans doute pas être seule à l’honneur lors du déplacement en Bourgogne de Marisol Touraine. Elle sera probablement également interrogée une nouvelle fois sur l’impact sur la santé de l’objectif affiché de réduction des dépenses publiques. Ce matin, elle s’est voulue claire : « il n’y aura pas de déremboursements, pas de franchise, pas de charges nouvelles pour les patients français» a-t-elle énuméré. Pour elle, dans le domaine de la santé, les économies devront être réalisées grâce à des « politiques structurantes » visant le « développement des médicaments génériques et une meilleure maîtrise des prescriptions ».

Aurélie Haroche

Copyright © http://www.jim.fr

Commentaires
Ajouter un commentaire

Articles Suggérés
Dernières notifications du site
il y a 50 min
a créé un nouveau document
 
il y a 2 heures
a créé un nouveau document
 
il y a 3 heures
a créé un nouveau document
 
il y a 3 heures
a rejoint le réseau FONDATION ILDYS
 
il y a 3 heures
vient de créer un nouveau réseau FONDATION ILDYS
 
il y a 4 heures
a créé un nouveau document
 
il y a 4 heures
a créé un nouveau document dans Secrétaire médicale - RÉSEAU SOCIAL PUBLIC
 
il y a 4 heures
a créé un nouveau document
 
il y a 5 heures
a créé un nouveau document
 
il y a 6 heures
a créé un nouveau document
 
a créé un nouveau document
 
il y a 20 heures
a rejoint le réseau CH Andrée Rosemon
 
il y a 20 heures
a créé un nouveau document
 
il y a 21 heures
a créé un nouveau document
 
il y a 22 heures
a créé un nouveau document
 
 
il y a 5 mois
 
il y a 5 mois
a mis à jour le réseau DEPARTEMENT DE LA MEUSE
 
 
  • 1/1
Fédération Hospitalière de France
Fédération des Etablissements Hospitaliers & d'Aide à la Personne
resah idf
UniHA
What's Up Doc, partenaire de Réseau Pro Santé
Vidal.fr - La base de données en ligne des prescripteurs libéraux